Approches psychothérapeutiques

La psychothérapie est avant tout une rencontre entre deux (ou plusieurs) personnes qui ont établi une relation d’aide et de confiance. Une des compétences indispensables du thérapeute est d’établir et de maintenir avec le patient une relation de qualité qui va permettre de travailler ensemble pour résoudre les problèmes posés.

La qualité du lien joue un rôle important dans la réussite de la thérapie. Cette alliance thérapeutique, qui se crée dès la première séance, est un des éléments important du processus de changement.

Enfant, adolescent, adulte, couple, les propositions de thérapie se décident toujours conjointement et de façon adaptée aux besoins et aux attentes de chaque personne ainsi qu’à la problématique rencontrée.

La durée et le rythme seront propres à chacun et pourront évoluer dans le temps. Le nombre des séances peut varier de quelques rencontres à plusieurs mois.

Si le rythme envisagé est la plupart du temps hebdomadaire ou par quinzaine au début, les séances peuvent être espacées une fois les difficultés atténuées ou lorsque la personne se sent mieux ou pour toute autre raison pouvant aussi être lié à l’emploi du temps ou à une question financière.

À tout moment, à l’initiative du patient ou celle du psychologue, un point peut être fait sur la poursuite ou non de la psychothérapie.

Mon approche

Je m’inspire des approches traditionnelles apprises lors de mon cursus universitaire et expérimentées personnellement.
Dans ces approches, la parole est centrale.

Approche psychanalytique et psychodynamique :

Elle permet de comprendre l’origine de la souffrance. Elle explore la dimension inconsciente des symptômes et difficultés actuels. Elle met en lumière les liens entre les schémas répétitifs de souffrance et les enjeux inconscients sous-jacents qui les maintiennent.

Elle permet à la personne de comprendre progressivement ses conflits psychiques. La personne est amenée à parler librement (en association libre).

Approche humaniste centrée sur la personne (Carl Rogers) :

L’accent est porté sur la qualité de la relation entre le psychologue et la personne. Carl Rogers a défini trois conditions permettant de constituer un climat favorable au développement de la thérapie :

L’empathie : c’est-à-dire la capacité du psychologue à comprendre profondément la personne. Elle consiste pour le thérapeute à percevoir puis à restituer au patient ce qu’il comprend de sa réalité, en tenant compte des retours que celui-ci fait durant l’entretien.

Un accueil chaleureux et inconditionnel qui permet de recevoir sans jugement les expériences vécues par la personne et de développer une bienveillance envers elle.

Une authenticité dans la relation où le thérapeute se sent suffisamment à l’aise pour reconnaître ses propres émotions, pensées, réflexions face au vécu du patient et exprimer ses propres sentiments.

Le postulat de base est qu’ « un être humain est fondamentalement un organisme digne de confiance ». Dotée de ressources infinies, chaque personne est en capacité d’évaluer ce qui est bon pour elle, de se comprendre elle-même et de faire des choix positifs la concernant lorsque les conditions de la relation thérapeutique sont facilitatrices.

Approche systémique

Cette approche cherche à comprendre les personnes non seulement au niveau individuel, mais également dans une dimension globale portant sur les interactions de groupes et les caractéristiques du milieu dans lequel elles vivent. Elle permet par exemple de comprendre un problème précis chez un membre d’une famille en prenant en compte son contexte familial.
Elle met en lumière les dysfonctionnements des interactions entre une personne et son entourage (familial, amical, professionnel). Une fois la situation problématique analysée, l’accent est mis sur les possibilités de changement dans les interrelations. Il peut alors être nécessaire de rencontrer d’autres membres de l’entourage du patient.

La psychologie positive

La psychologie positive étudie les conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement ou au fonctionnement optimal des personnes, des groupes et des institutions.

Elle nous apprend à avoir une meilleur confiance en nous, à développer nos émotions positives ainsi que notre sagesse, notre courage, notre curiosité et notre gratitude.

Elle nous aide à développer la capacité à aimer et à être aimé. Elle nous apprend à donner du sens à nos actions, à nous sentir responsable de ce que l’on peut changer, et à accepter ce que l’on ne peut éviter.

Ainsi elle développe nos capacités de résilience, c’est-à-dire nos capacités à surmonter un évènement difficile mais aussi à lutter contre le sentiment d’enfermement et de routine et à avoir une vision plus positive.

Avec les enfants :  j’utilise le dessin, le jeu et toute forme de créativité…

Autres approches

Je peux également m’appuyer sur d’autres méthodes apprises et développées lors de formations et expérimentées personnellement. Ces méthodes entrent dans le cadre des thérapies à médiation corporelle. Elles nous apprennent à nous relier à notre intériorité et ainsi à développer les liens entre la psyché et le corps:

Les différentes techniques de respiration,

Respiration abdominale – Cohérence cardiaque – Respiration marchée
Respiration en carrée – Suivre sa respiration…

La respiration est notre outil anti-stress le plus simple et disponible à tout moment. A la maison ou au bureau, elle nous sert sans cesse dans notre quotidien.
La plupart d’entre nous utilisons seulement un tiers de nos capacités respiratoires. Et cela a tendance à s’empirer avec l’âge ! Observez comment un bébé respire : tout son ventre se gonfle, sa cage thoracique grandit, son dos s’élargit. Souvent à partir de l’adolescence, la respiration se fait moins ample allant de pair avec l’augmentation du stress et des difficultés en cette période. A l’âge adulte, le stress quotidien et le rythme effréné de la vie moderne, ne nous permettent parfois plus de respirer pleinement et nous nous contentons d’une respiration qualifiée de superficielle.
En état de stress et/ou d’anxiété chronique, un déséquilibre nerveux se produit entre les systèmes sympathique et parasympathique, le système sympathique, excitateur, prend le dessus, ce qui est associé à un vécu corporel désagréable ainsi qu’à un déséquilibre émotionnel. L’organisme est alors « désynchronisé ».
Nous pouvons apprendre à resynchroniser notre organisme grâce à la respiration et ainsi ramener un équilibre entre les deux systèmes pour enfin nous sentir plus apaisé.
De même, nos réactions au stress ou à l’anxiété se manifestent principalement sur nos muscles et notre respiration. En intervenant sur notre respiration, nous pouvons diminuer l’intensité globale de notre réaction en ralentissant la fréquence cardiaque et en favorisant la détente neuromusculaire ainsi que l’oxygénation du cerveau.

Améliorer notre respiration a une répercussion sur les plans physiologique, mental et émotionnel et renforce notre confiance en nous.
Notre corps et notre esprit sont intimement liés, si j’apaise l’un…j’apaise l’autre

La relaxation

La relaxation est un moyen d’entrer en contact avec un état de détente grâce au relâchement musculaire de toutes les parties du corps. Elle permet d’Apaiser la composante physique de nos réactions au stress et à l’anxiété.
Le plus souvent, nos réactions au stress ou à l’anxiété se manifeste principalement sur nos muscles et notre respiration. C’est en intervenant à ces endroits que nous pourrons diminuer l’intensité globale de notre réaction.
En temps normal, il est difficile de sentir si nos muscles sont tendus ou détendus, c’est-à-dire évaluer notre tonus musculaire. Pourtant à certains moments, nous pouvons ressentir des contractures ou des tremblements lors de fortes émotions (angoisses, colères…).
Si l’anxiété ou la réaction au stress persiste, les tensions musculaires, pas toujours ressenties directement, vont produire d’autres effets : douleurs musculaires, tendineuses, articulaires, du dos, de la tête.
La bonne nouvelle est que nous pouvons apprendre à réduire cette composante physique de notre stress en détendant nos muscles.
Grâce à la relaxation, nous pouvons apaiser notre corps avec des exercices qui abaisse le tonus musculaire.
De plus, la relaxation thérapeutique apporte une restauration du lien entre la psyché et le corps, à travers la découverte du vécu psychocorporel. Elle a toujours des effets positifs sur notre état de santé.

La visualisation

La visualisation est une technique qui vise à mettre en œuvre les ressources de l’esprit, de l’imagination et de l’intuition pour améliorer les performances, le mieux-être et la santé.
La visualisation est cette capacité mentale que nous avons de nous représenter un objet, un son, une situation, une émotion ou une sensation. Selon son intensité, cette représentation peut déclencher plus ou moins les mêmes effets physiologiques que le ferait la réalité. Ainsi, penser à une situation agréable amène le corps dans un état réel de détente et de bien-être.
La visualisation contribue à soulager les manifestations de la plupart des problèmes de santé liés au stress ou susceptibles d’être aggravés par celui-ci, de l’hypertension à l’insomnie en passant par l’arthrite, la fibromyalgie et l’infarctus du myocarde.
Elle améliore le bien-être et la qualité de vie des personnes souffrant de maladies graves, comme le cancer ou le sida. Elle réduit de façon marquée les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie et également l’anxiété préopératoire ainsi que la douleur et les complications postopératoires.

 La méditation de pleine conscience

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Ces outils répondent de façon plus élargie au soulagement de la souffrance.
Les choix se font toujours en collaboration et au plus près des besoins et des attentes de la personne.

En ce sens, ma pratique se situe dans le cadre des psychothérapies intégratives et humanistes.
« La thérapie intégrative est une démarche multi-référentielle : elle intègre plusieurs thérapies. Le patient ne s’adapte plus à une thérapie que le psychologue aurait choisie, mais c’est le psychologue qui adapte les thérapies en utilisant divers outils pour s’adapter aux problématiques du patient ».
C’est une nouvelle manière de concevoir la pratique et non une nouvelle technique. La psychothérapie intégrative vise à mettre en place des stratégies thérapeutiques globales, variées, structurées et créatives. Cette démarche propose de décloisonner les différents courants et techniques en psychothérapie pour mieux adapter la prise en charge aux besoins et aux possibilités de chaque patient.
Ainsi, la dimension psychologique et psychanalytique ainsi que la compréhension de la problématique sont prises en considération et également les liens corps-esprit dans la recherche d’une résilience émotionnelle et d’un meilleur équilibre de vie.
Ces approches et outils permettent de travailler sur les processus de changement et de soulager la souffrance. Cette psychothérapie permet à la personne d’identifier clairement ses malaises et difficultés et la guide pour trouver ses propres solutions et développer ses ressources personnelles, souvent inutilisées qui deviendront des aides primordiales pour aller vers un mieux-être. Le patient réalise lui-même le travail thérapeutique et son engagement est un premier pas vers l’amélioration recherchée contre son mal-être. Il a une participation active dans le processus de guérison.

L’utilisation conjointe de différentes méthodes et techniques démultiplie leur effet thérapeutique si bien qu’elles se placent parmi les thérapies brèves à relativement brèves.
Quel que soit le type d’approche, utilisée, je m’implique beaucoup dans la relation et cherche toujours à offrir à l’autre une qualité de présence bienveillante et authentique.

Mon parcours

Parcours pro et perso

C’est l’incompréhension et la souffrance qui ont guidé mes pas vers les études de psychologie. Un besoin de comprendre et de donner du sens à ce que je vivais et ainsi pouvoir le dépasser.  

J’ai obtenu mon diplôme de psychologue clinicienne à l’université d’Aix-Marseille en 1995 tournée vers l’approche psychanalytique qui permet de prendre en compte la dynamique psychique et de considérer la dimension inconsciente des symptômes et des schémas de souffrance.

Depuis, j’ai travaillé en tant que psychologue dans de nombreux domaines : la maladie chronique et la psychiatrie chez l’adulte, le secteur de l’enfance et de la petite enfance et plus récemment, avec les adolescents, leurs parents, les jeunes adultes dans le cadre de consultations au sein de la mairie d’Antibes.

Aussi, en quête d’un mieux-être, j’ai commencé très jeune un travail de psychothérapie d’orientation psychanalytique qui m’as permis de comprendre beaucoup de chose, d’avancer avec un autre regard, une remise en question et d’avoir un soutien.

C’est bien plus tard, avec la découverte du yoga et de la méditation que j’ai pu accéder à une autre dimension. La pratique régulière du yoga et des techniques de respiration m’a beaucoup apporté sur le plan physique, physiologique et psychique. J’ai enfin découvert un véritable mieux-être, un calme, une énergie, un ancrage solide. Je découvrais la dimension corps-esprit.

La pratique de la méditation de pleine conscience m’a ouvert un espace de transformation insoupçonné et plus vaste encore et m’a permis de réellement me libérer de schémas de souffrance.

La pleine conscience permet de voir plus en profondeur et de façon plus subtile. Dans cette qualité de conscience, c’est toute la mécanique psychique de notre esprit qui s’offre à nous. Les éléments de compréhension surgissent alors, ainsi que la résilience émotionnelle et la libération des schémas de pensées négatifs.

Après, c’était comme une évidence de vouloir le faire découvrir, le transmettre à d’autres et l’intégrer dans mon champs professionnel.

J’ai découvert Jon Kabat-Zinn, Christophe André, les cycles MBSR (réduction du stress basé sur la pleine conscience) et MBCT (thérapie cognitive de la prévention de la rechute dépressive basée sur la pleine conscience). J’ai voulu devenir instructrice Mindfulness.

J’ai suivi les formations dispensées par les enseignants du Center for Mindfulness University of Massachusset via l’A.D.M. (association pour le développement de la Mindfulness en France) et continué à beaucoup pratiquer.

Tout au long de mon parcours, je me suis également intéressée à d’autres approches et techniques comme la psychologie positive, la cohérence cardiaque, la relaxation et la visualisation.

Je peux ainsi proposer ces divers outils dans le cadre des psychothérapies, en complément des approches traditionnelles lorsque cela correspond aux besoins, aux possibilités et aux attentes des patients. Ces approches et outils permettent de travailler sur les processus de changement et de soulager la souffrance.

Mon activité de psychothérapeute en libérale a tout d’abord commencé de façon ponctuelle dans le cabinet d’une collègue pour pouvoir répondre à des demandes de consultation de participants aux ateliers de pleine conscience. Puis j’ai ouvert mon propre cabinet en septembre 2018 à Sophia Antipolis.

Aujourd’hui, je consacre mon activité professionnelle entre les consultations au cabinet et l’enseignement des programmes MBSR et MBCT ainsi que de nombreux autres ateliers de pleine conscience et de gestion du stress dans divers endroits (centre de yoga, cabinet, entreprise, collège…)

J’ai le souci de faire découvrir la pleine conscience de façon adaptée à nos esprits occidentaux en veillant à ne pas heurter les croyances et représentations de chacun.

C’est une formidable aventure que de pouvoir continuer mon développement personnel avec différents outils et de pouvoir les intégrer dans mon champ professionnel.

Je continue à m’enrichir sur le plan personnel ainsi qu’à me former professionnellement en participant très régulièrement (une à deux fois par an) à des séminaires-retraites, des formations ainsi qu’en étant régulièrement supervisée.

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